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cootopaxi 2

cootopaxi 2
La suite se corse un peu : nous nous encordons . Il faut rechercher les passages tantôt d'un coté ou de l'autre de l'arête . La gauche de l'arête , qui voit moins le soleil est un peu enneigée. Quelques pas d'escalade faciles mais exposés et un peu de mixte (crampons inutiles car la trace est bonne dans la neige), nous amènent en haut de l' Illiniza Norte (5126m) : un beau sommet rocheux gazeux. Sur le chemin de la descente , nous rencontrons Noé venu à notre rencontre. Il va bien mieux. Il décide de repartir en direction du sommet avec mon père, moi et ma mère descendons vers le refuge. Enfin mon père arrive avec Noé au refuge . Ils sont bien arrivés au sommet , mais maintenant Noé qui est encore malade, est vraiment crevé ; l'altitude décuple les effets de la maladie.
Nous descendons le chemin lentement jusqu'à la piste , où notre chauffeur nous attend.

2 bonnes nuits de repos , et un peu de tourisme à la Lagune Quilotoa (superbe lac de cratère), nous remettent en forme : ensuite nous repartons en direction du Cotopaxi (5897m). Un 4x4 nous amène au parking à 4600m. De là : 200 mètres de dénivellé seulement pour atteindre le refuge José Ribas à 4800m d'altitude (pénibles à cause du vent violent et de la marche dans des scories). Après midi : repos. On se couche vers 20h. il me semble que nous dormons qu'une heure chacun. La nuit est très agitée à cause l'altitude, mais aussi à cause la tension nerveuse. Réveil à minuit. Je n'ai rien mangé avant de partir(rien ne passe). 1h15 nous partons. 200 mètres de dénivellé dans une cendre gelée, puis nous atteignons le glacier. La difficulté commence. La neige n'est pas comme dans les Alpes, elle est plus dure à cramponner. Le plus dur mentalement arrive maintenant : nous attaquons une pente terriblement rectiligne (et longue) en neige, la nuit je n'ai aucun repère . C'est dur mentalement, je ne me rends compte pas si j'avance ou pas. Et pourtant je suis surpris quand sur l'altimètre je vois que nous avons fait 800 mètres de dénivelé environ. Il ne nous reste plus que 300m de dénivelé, ça m'encourage. Pourtant le moment qui suit est le plus dur, je suis dans un état second. Je voudrais dire à mon frere qui est devant de s'arrêter, que j'abandonne. Mais je n'ai même pas la force de dire un mot. J'avançe, je soufre et mon frère me tire, je lui en veux sur le moment. On s'aproche d'un sérac bizzarement carré et juste avant la trace, on franchit un petit col qui laisse passer un vent violent. A ce moment la peur m'envahit : le vent plus l'altitude :je n'arrive plus a respirer. Je me fige un instant, et ma mère me dit d'avancer. Je reprends mes esprits, et je continue en apnée. Juste après nous arrivons au sérac, nous prenons une pause, je peux reprendre... (à suivre)

# Posté le vendredi 22 septembre 2006 11:00

Modifié le vendredi 09 mars 2007 12:07

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